nécessaires pour situer les responsabilités s’agissant des cas de blessés et de morts enregistrés à la suite des manifestations pendant la période pré-électorale ; que pour preuve, des informations judiciaires ont été ouvertes contre des éléments des forces de l’ordre et d’autres cas font l’objet d’enquêtes préliminaires ; que certain dossiers ont même été jugés et des condamnations à des peines d’emprisonnement prononcées ; 30. Qu’au regard donc de l’évolution de la situation politique au Sénégal et des procédures judiciaires engagées par l’Etat du Sénégal, les prétentions de la RADDHO n’ont plus aucun intérêt ; 31. Qu’il a produit à l’appui de ses observations un lot de documents composés entre autres d’un rapport sur les dossiers d’indemnisation des victimes des violences pré-électorales, de procès-verbaux d’enquête préliminaire, de réquisitoires introductifs d’instance et de procès-verbaux d’interrogatoire devant le juge d’instruction… III- MOTIFS DE LA DECISION 32. Attendu qu’aux termes de l’article 88-2 du Règlement de la Cour de justice de la communauté, CEDEAO : « La Cour peut à tout moment, d’office, examiner les fins de non-recevoir d’ordre public, ou constater, les parties entendues, que le recours est devenu sans objet et qu’il n’y a plus lieu de statuer… » ; 33. Attendu que dans le cas d’espèce, la Cour constate d’une part, que la question de validité de la candidature de Monsieur Abdoulaye WADE et, d’autres part, celle de la demande de suspension de l’élection présidentielle prévue le 26 février 2012 ne sont plus d’actualité ; 8

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