124. Toutefois, dans sa Réplique, le Requérant a indiqué qu’il ne maintenait plus cette réclamation, raison pour laquelle la Cour n’examinera pas la question. B. Violations alléguées du droit a l’égalité devant la loi et 4 une égale protection de la loi 125. Le Requérant affirme avoir été isolé durant la procédure d’instruction et durant l’examen de l’affaire en appel, en violation du principe d’égalité devant la loi. Il soutient que de ce fait, les droits reconnus a l'article 3(1)(2) de la Charte ont été violés. 126. L’Etat défendeur n’a pas répondu a cette allégation, mais affirme d’une maniére générale qu’en son article 13(1) et(6), la Constitution garantit une totale égalité devant la loi, une égale protection de la loi et le droit a un procés équitable. RK 127. L’article 3 de la Charte est libellé comme suit : « 1. Toutes les personnes bénéficient d’une totale égalité devant la loi ; 2. Toutes les personnes ont droit a une égale protection de la loi ». 128. Dans sa jurisprudence, la Cour a établi qu’il incombait au Requérant de démontrer en quoi les garanties d’égalité devant la loi et d’égale protection de la loi avaient été enfreintes, donnant lieu a une violation de l'article 3 de la Charte*®. 129. Enl’espéce, la Cour reléve que le Requérant n’a pas démontré en quoi il avait été traité différemment des autres parties dans la méme situation que lui. A cet égard, la Cour réitére sa position, a savoir que « les déclarations générales selon lesquelles son droit a été violé ne suffisent pas. Des preuves plus concrétes sont nécessaires ». 38Alex Thomas c. République-Unie de Tanzanie (fond), §140. Armand Guéhi c. République-Unie de Tanzanie (fond et réparations), §157. 37

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