34. Que l’élection présidentielle a eu lieu à la date prévue et un Président de la République en la personne de monsieur Macky SALL a été démocratiquement élu ; 35. Que les prétentions de la requérante sur ces points ont donc perdu de leur objet ; 36. Attendu qu’en outre, la RADDHO demande à la Cour d’ordonner à l’Etat du Sénégal de faire cesser la répression des manifestations, d’ouvrir une enquête sur les cas supposés de morts ou de blessés parmi les manifestants et surtout de les dédommager ; 37. Qu’en l’espèce, la Cour constate qu’une information judiciaire a été ouverte suites aux manifestations qui a conduit à des inculpations de certains éléments des forces de l’ordre pour des présomptions graves de coups mortels, coups et blessures volontaires et meurtre ; que ces inculpations attestent du souci des autorités sénégalaises de faire toute la lumière sur les cas de décès et de blessés enregistrés lors des manifestations; 38. Qu’en plus, il résulte des documents produits, que l’Etat du Sénégal a mis en place un comité et a fait des propositions d’indemnisations aux victimes recensées, toute chose qui dénote aussi de sa volonté de réparer les préjudices subis par les victimes; 39. Que l’Etat du Sénégal a donc pris les mesures nécessaires pour non seulement faire des investigations sur les évènements survenus mais aussi réparer les préjudices subis par l’ensemble des victimes recensées ; 40. Qu’ainsi, les actes posés par l’Etat du Sénégal sont en phase avec les mesures sollicitées par la requérante, les rendant de ce fait comme étant déjà mises en œuvre ; 9

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