000132
151. Par conséquent, le Requérant demande a la Cour d’octroyer un montant
de
deux cent soixante-et-un mille cent onze (261 111) dollars des Etats-Unis a
sa mére,
152. Pour
Gerogia
l'Etat
Penessis,
défendeur,
en tant que victime indirecte.
le Requérant
n’a
apporté
aucune
preuve
d’une
relation entre lui et une quelconque victime indirecte et il n'y a pas donc pas
de preuve non plus que des victimes indirectes aient souffert, du fait de sa
détention.
eke
153. La
Cour
rappelle
que
les
membres
de
la
famille
qui
ont
souffert
physiquement ou psychologiquement du préjudice subi par une victime sont
également considérés comme « victimes » et peuvent se prévaloir du droit
a des réparations33,
154. En l'espéce, le Requérant soutient que sa mére a souffert de la longue
détention de son fils, ce qui a eu comme
conséquence directe la perte de
la plantation de café de la famille qui était leur seule source de revenus.
Elle a également souffert de détresse physique, mentale et morale suite a
la détention de son fils.
155. La Cour reléve que dans |’ordre naturel et normal des relations familiales, il
est raisonnable de supposer qu’une mére souffrirait psychologiquement du
fait de l'arrestation et de la détention prolongée de son fils. Sila relation est
établie,
la Cour
se fondera
sur une telle présomption
pour examiner
accorder réparation pour ces souffrances.
38 Requéte n° 013/2011 Arrét du 5/06/2015 (Réparations) Affaire Ayants droit de feus Norbert Zongo et
autres c. Burkina Faso, (Réparations) (2015) 1 RJCA 219 § 46.
43
oO
et
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