de les abandonner au bord de la route et partir avec le véhicule. Les témoins ont donc eu amplement le temps de voir, reconnaitre et identifier le Requérant. 80.L’Etat défendeur affirme que le Tribunal de district, la Haute Cour et la Cour d’appel avaient confirmé que l'identification du Requérant et les critéres appliqués étaient conformes aux principes de justice et qu’il ne pouvait y avoir d’erreur d'identification en l’espéce. 81.L’Etat défendeur demande donc @ la Cour de rejeter |’allégation du Requérant dans son intégralité, au motif qu’elle est sans fondement. RK 82.La Cour, considére que les questions principales a trancher sont celles de savoir si le fait que I'Etat défendeur n’ait pas organisé didentification et l’exploitation, par dépositions des temoins PW2 et PW3 les juridictions une séance internes, des pour l’identification visuelle ayant fondé la reconnaissance de culpabilité du Requérant sont contraires a l'article 7(1)(b) de la Charte, qui garantit le droit d’un individu d’étre présumé innocent jusqu’a ce que sa culpabilité soit établie. 83.La Cour rappelle sa position que les juridictions nationales jouissent d'une large marge d'appréciation de la valeur probante des éléments de preuve. En tant que juridiction internationale des droits de l’homme, la Cour ne peut pas se substituer aux juridictions nationales pour enquéter sur les détails et les particularités des preuves présentées dans les procédures internes?5, 84.S’agissant de la question relative a la séance d’identification, la Cour a également déja fait observer que 25 Kijiji Isiaga c. République-Unie de Tanzanie (fond) (2018) 2 RJCA République-Unie de Tanzanie (fond et réparations) §§ 107 et 108. 25 226, § 65 ; Armand Guéhi c.

Sélectionner le paragraphe cible3