1 429, ce qui est considéré comme l’un des taux les plus élevés au monde.
Selon les Requérants, les PAA sur le territoire de l’État défendeur ont, de
tout temps, été victimes de persécutions et d’humiliations, qui se sont
traduites par des mutilations et des meurtres.
7.
Ils affirment que ces violences trouvent leur origine dans des croyances et
pratiques tribales selon lesquelles les enfants atteints d’albinisme sont une
malédiction, de sorte que mettre fin à leur vie est un acte de purification de
la communauté. Selon d’autres croyances, les PAA6 sont des fantômes, par
conséquent, elles ne meurent jamais ; avoir des rapports sexuels avec une
femme
atteinte
d’albinisme
permet
de
guérir
du
syndrome
d’immunodéficience acquise (SIDA) ; utilisés dans des rites magiques, leurs
restes mortels peuvent servir à générer des richesses ; donner naissance à
une PAA est une faute imputable à la mère.
8.
En outre, les Requérants affirment que les PAA sont agressées, les
sépultures de PAA sont profanées et que leurs dépouilles emportées
servent à des pratiques rituelles et de sorcellerie. Ils ajoutent que ces
profanations ainsi qu’un trafic humain éhonté de restes mortels de PAA ont
été signalés sur le territoire de l’État défendeur.
9.
Les Requérants affirment qu’entre 2000 et juin 2016, le nombre total de
décès de PAA enregistrés sur le territoire de l’État défendeur, du fait de ces
actes était de 76, tandis que le nombre de survivants d’agressions et
d’enlèvements était de 69. Les PAA étant une frange minoritaire de la
population, les Requérants estiment qu’un nombre aussi élevé de victimes
est alarmant et révélateur de la menace généralisée qui pèse sur elles.
10. Ils affirment que la plupart des PAA ont des perspectives d’emploi limitées.
Elles se voient ainsi contraintes d’occuper des emplois subalternes dans le
cadre desquels elles sont davantage exposées aux rayonnements
ultraviolets du soleil, ce qui les rend plus vulnérables au cancer de la peau.
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Under the Same Sun ‘Children with Albinism in Africa: Murder, Mutilation and Violence’ (2012) 15.
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