122. L’État défendeur souligne, par ailleurs, que l’Association des personnes
handicapées a joué un rôle central tant dans l’élaboration de la loi et de la
politique à leur égard puisqu’elle a grandement contribué à la transformation
de la vie des enfants, des jeunes et des adultes en situation de handicap.
123. En matière de sensibilisation, l’État défendeur soutient qu’il célèbre la
Journée internationale de sensibilisation à l’albinisme le 13 juin de chaque
année. L’État défendeur fait valoir qu’à cette date, il sensibilise la population
aux questions liées à l’albinisme par l’entremise de hauts responsables
gouvernementaux qui livrent des messages clés dans le cadre de
campagnes de lutte contre la discrimination à l’égard des PAA.
124. L’État défendeur affirme, en outre, qu’il lutte contre les pratiques
discriminatoires en menant quotidiennement des activités de sensibilisation
aux droits des PAA par l’intermédiaire des médias publics et privés.
125. Les amici curiae soutiennent que l’albinisme est un handicap qui constitue
un obstacle à l’intégration sociale des PAA et entraîne leur exclusion de la
vie courante en raison de formes de discrimination prévalant au sein de la
société. Elles soutiennent également que les barrières sociales ont un
impact négatif sur les PAA qui ont besoin de traitement médical et de soins
de santé maternelle, et que cet état de fait a un effet préjudiciable sur leur
santé psychosociale.
126. Elles relèvent, en outre, que la discrimination que subissent les PAA dans
l’État défendeur a amené les enfants atteints d’albinisme à abandonner
l’école en raison des brimades et du harcèlement dont ils sont l’objet. Selon
elles, l’incapacité à procéder à des aménagements raisonnables du
système éducatif en fournissant des outils d’assistance aux personnes
atteintes de troubles de la vue, a accentué leurs difficultés à accéder à
l’éducation.
127. Les amici curiae précisent, enfin, que la discrimination à l’égard des PAA
est fondée sur la production insuffisante du pigment. Du fait de
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