A. Sur la violation alléguée du droit à la non-discrimination 114. Les Requérants soutiennent que l’État défendeur n’a pas résolu adéquatement les causes profondes de la discrimination à l’égard des PAA et a, de ce fait, violé l’article 2 de la Charte. 115. Citant la communication Zimbabwe Lawyers for Human Rights and Institute for Human Rights c. Zimbabwe, les Requérants définissent la discrimination comme étant un : [a]cte qui vise à opérer une distinction, une exclusion, une restriction ou une préférence, fondée sur la race, la couleur, le sexe, la langue, la religion, l’opinion politique ou toute autre opinion, l���origine nationale ou sociale, la fortune, la naissance ou toute autre situation et ayant pour objet ou pour effet de détruire ou de compromettre la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice par tous, sur un pied d’égalité, des droits et des libertés. 116. Selon eux, les idées reçues et les mythes au sujet des PAA ont entraîné la stigmatisation et la discrimination à leur encontre, « dès leur naissance et dans leurs activités quotidiennes ». Par ailleurs, les Requérants allèguent que les actes de discrimination entravent davantage la capacité des PAA de jouir de leur droit à la dignité inhérente à la personne humaine et à l’estime de soi, à la protection contre la torture, les traitements cruels, inhumains et dégradants, ainsi que de leur droit à la santé et à l’éducation. À titre d’illustration, les Requérants soutiennent que les parents de l’un de leur témoin, la dénommée Zainab Muhamed, une PAA, lui ont demandé de se débarrasser de sa fille qui était une PAA. 117. Les Requérants soutiennent qu’en raison de l’environnement restrictif et discriminatoire dans lequel vivent les PAA, un grand nombre d’entre elles se voient contraints de s’enfuir de leur maison par crainte des agressions. 118. Ils affirment que la discrimination dont sont victimes les PAA se traduit, principalement, par des agressions pouvant entraîner la mort et par 29

Sélectionner le paragraphe cible3