de 4 ans. Cette fin anticipée du mandat du requérant était la conséquence directe de la rupture du mandat du Commissaire JeanPierre Ezin, elle-même consécutive aux résolutions de la 48ème session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement tenue les 16 et 17 décembre 2015, attribuant d’une part au Burkina Faso le poste de Commissaire à l’Education, à la Culture, à la Science et à la technologie, et d’autre part, à la République du Bénin, le poste de Président de la Commission. 4-Par la suite, Monsieur CLAUDE Akotegnon saisissait respectivement le Commissaire des ressources humaines, le Président de la Commission de la CEDEAO et le Président du Conseil des ministres par lettres datées du 19 août 2016, 02 janvier 2017, et 10 mars 2017, pour réclamer en vain le paiement de ses droits. 5- Par requête enregistrée au greffe de la Cour le 17 mai 2017, Monsieur CLAUDE Akotegnon saisissait la juridiction de céans pour qu’il soit constaté la rupture abusive du contrat qui le liait à la Commission de la CEDEAO, et que cette dernière soit condamnée à lui payer les montants ci-après : - Deux années de salaires restant dus ; - Dix-huit millions cent quarante-six mille neuf cent quatre-vingt (18.146.980) francs CFA correspondant à ses droits au titre des deux années de service au sein de la Commission, notamment les cotisations au fonds de retraite, les congés non consommés et les frais de voyage divers pour lui et sa famille ; - Cinquante (50) millions au titre du préjudice moral ; - Le demandeur sollicite en outre la condamnation de la défenderesse aux dépens et qu’il soit ordonné l’exécution immédiate de la présente décision sous peine d’une majoration de 4

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