Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples \57 24. Débriefing et examens 24.1. Les organismes d’application des lois doivent disposer de processus de débriefing une fois la réunion terminée. Ces processus devraient encourager le suivi, l’évaluation et l’apprentissage, permettre d’identifier les bonnes pratiques comme les manquements au niveau de l’opération de maintien de l’ordre visant à faciliter l’exercice du droit de se réunir librement avec d’autres personnes, de l’efficacité de l’évaluation des risques et des plans d’urgence, de la communication interne et externe, du déploiement et des équipements utilisés, de l’usage de la force, de la santé, de la sécurité et des conditions de travail des agents déployés dans le cadre de l’opération (et notamment lorsque des agents ont été tués ou gravement blessés), des tactiques employées, du processus décisionnel et des besoins futurs en matière de formation. 24.2. Les organismes d’application des lois sont encouragés à élaborer des rapports de débriefing et à les mettre à la disposition de toute personne, y compris mais pas seulement les organisateurs de la réunion, les participants, les autorités de contrôle et les autres parties prenantes concernées. 24.3. Tout recours à la force par les agents chargés de l’application des lois dans le cadre d’une opération de maintien de l’ordre lors d’une réunion devrait être soumis à un examen automatique, rapide et indépendant par une instance compétente et indépendante. Les agents chargés de l’application des lois dont les actions font l’objet d’un examen ne doivent pas être déployés dans le cadre d’opérations liées à des réunions avant la conclusion dudit examen. 24.4. Des tirs d’armes à feu par un agent chargé de l’application des lois durant une opération de maintien de l’ordre lors d’une réunion doivent être rapidement signalés par le commandement opérationnel à une instance compétente, telle qu’une instance de contrôle chargée des études et des rapports d’audit sur la conduite des agents de maintien de l’ordre et sur les opérations qu’ils mènent. 24.5. Les États parties doivent mener une enquête approfondie et déterminer les circonstances de tout cas de personne ayant trouvé la mort ou gravement blessée dans le contexte d’une réunion. 24.6. En cas de décès d’une personne suite à une action de maintien de l’ordre durant une réunion, une instance judiciaire indépendante doit initier une enquête rapide, impartiale et indépendante sur les causes de ce décès. Cette enquête doit viser à déterminer la cause du décès, la manière dont la personne a trouvé la mort et à quel moment le décès est survenu, ainsi que les personnes responsables et toute pratique ou type de pratique qui aurait pu contribuer à ce décès. L’instance chargée de l’enquête doit avoir accès à tous les éléments d’information nécessaires et à toutes les personnes concernées afin de mener son enquête. 24.7. Les organismes d’application des lois devraient communiquer publiquement toute conclusion issue de débriefings internes et/ou d’enquêtes tant internes qu’externes menés à l’issue de chaque opération de maintien de l’ordre lors d’une réunion. APCOF Guidelines on policing assemblies TEXT.indd 57 12/04/2017 17:07:46

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