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LE MAINTIEN DE L’ORDRE LORS DES RÉUNIONS EN AFRIQUE :
Lignes directrices pour le maintien de l’ordre par les agents chargés de l’application des lois lors des réunions en Afrique
PARTIE 5
LES OPÉRATIONS DE MAINTIEN DE
L’ORDRE APRÉS LES RÉUNIONS
23. Personnes en détention
23.1. La détention par des agents chargés de l’application des lois devrait uniquement constituer
une mesure d’application du droit pénal et nul ne saurait être placé en détention pendant
plus de 48 heures sans avoir accès à une autorité judiciaire conformément aux Lignes
directrices sur les conditions d’arrestation, de garde à vue et de détention provisoire en
Afrique. Les cadres réglementaires, les politiques publiques, la formation et les procédures
opératoires normalisées �� l’échelle nationale, y compris celles qui sont élaborées dans le
cadre du maintien de l’ordre lors des réunions, doivent encourager des solutions alternatives
à la garde à vue, telles que des assignations à comparaître ou des libérations sous caution
par la police.
23.2. Le recours à la détention par des agents chargés de l’application des lois dans le contexte
d’une réunion doit être conforme aux dispositions de la Charte africaine, et notamment à
celles visées dans les Parties 2 (Protections générales) et 7 (Groupes vulnérables) des Lignes
directrices de la Commission africaine sur les conditions d’arrestation, de garde à vue et de
détention provisoire en Afrique. Cela inclut des garanties, telles que le droit à une libération
sous caution ; celui de bénéficier sans retard, d’un recours auprès d’une instance compétente
chargée d’examiner la procédure de détention ; ainsi que le droit d’accès à des mécanismes
de recours confidentiels et indépendants, à des services d’aide juridique, à sa famille, à des
interprètes et à une assistance médicale ; et le droit de ne pas être soumis à la torture, aux
peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
23.3. Les plans d’urgence doivent prévoir des mesures visant à garantir la sécurité des personnes
détenues sur le site de la réunion, ainsi qu’un transfert rapide et en toute sécurité vers un
lieu de détention reconnu comme tel. Les plans d’urgence devraient prévoir les situations
de réunions publiques dans lesquelles des arrestations multiples sont jugées nécessaires,
même si les arrestations en masse qui peuvent conduire à la détention arbitraire doivent
être évitées. Nul ne saurait être privé de liberté parce que les agents chargés de l’application
des lois ne disposent pas des ressources nécessaires pour procéder à des arrestations
individuelles.
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