3. « On a parlé de politique, on n’a pas répondu aux questions. Je crois que, dans cette affaire, la première question à laquelle il fallait répondre, c’était la question du Directeur des affaires financières(DAF). Le DAF qui est aussi un proche collaborateur des Inspecteurs généraux d’État, a écrit, et aussi devant les enquêteurs de la DIC, a dit et répété devant Khalifa Sall en confrontation que tous les papiers et toutes les pièces qui ont été confectionnés sont faux. Il a expliqué devant les enquêteurs que tout cela était faux et n’était destiné qu’à couvrir les 30 millions de FCFA qu’il prenait et qu’il remettait en mains propres à Khalifa Sall. C’est ça le problème mais pas de la politique » ; 4. « La question était de répondre au responsable des magasins de la mairie, alors qu’on lui a posé la question de savoir est-ce que vous receviez chaque mois, de 2011 à 2015, la valeur de quinze millions de francs en mil et quinze millions en riz. Ce magasinier a dit que, de 2011 à 2015, il n’a pas reçu un grain de riz, il n’a pas vu un grain de mil et c’est un proche collaborateur de Monsieur Khalifa Sall. C’est là où se situe le problème » ; Que le droit à la présomption d’innocence s’applique non seulement à la manière dont la personne est traitée devant le tribunal et à l’appréciation des éléments de preuve, mais aussi au traitement dont elle fait l’objet avant le procès ; que ce droit s’applique aux suspects avant qu’ils ne soient inculpés puis par la suite jusqu’à ce qu’ils soient condamnés à l’issue de l’ultime recours ; que le Procureur de la République a implicitement laissé entendre aux yeux du public que Monsieur SALL était coupable de détournement de deniers publics ; III.9- Ils ont rappelé, pour soutenir la violation des droits de Khalifa SALL de présenter des témoins pour sa propre défense et de demander une expertise, que la présomption d’innocence comporte aussi le droit de 9

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