l’Homme et des peuples, l’article 11 de la déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948, du paragraphe e-2 de la section 6 du chapitre N sur les dispositions applicables aux procédures relatives aux accusations pénales des Directives et Principes sur le Droit à un procès équitable ; III.8- Les requérants ont affirmé qu’au mépris de la présomption d’innocence, le Procureur de la République a, au cours d’une conférence de presse tenue le 03 mars 2017, avancé des propos d’une extrême gravité et fondamentalement violé la présomption d’innocence des requérants car ne laissant aucun doute dans l’esprit du public sur l’imputation des faits de détournement de deniers publics ; qu’il a notamment déclaré : « 1. On a tenté une diversion en posant le problème autrement » alors que l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar n’est pas politique mais plutôt celle de justification d’un « montant d’un milliard huit cents millions qu’on a pris des caisses de la ville de Dakar sur la base de faux documents » ; 2. « Ce qui s’est passé dans l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar est très simple. L’Inspection Générale d’État (IGE) dans son rapport n° 12-2016 du 24 mars 2016 m’a saisi pour me demander dans sa recommandation n°1, l’ouverture d’une information pour élucider la manière dont les fonds ont été gérés dans la mairie de Dakar. Il s’agit là, de la caisse d’avance. Cette inspection a relevé un montant de 1,800 milliard qui a été dépensé sans aucune forme de justification. Devant cette recommandation, je ne pouvais que saisir l’enquêteur pour tirer au clair cette affaire. Alors, la Division des investigations criminelles (DIC) a été saisie et a commencé à mener son enquête. Depuis lors, on n’a plus de calme. On a traité la justice et le procureur de tous les noms d’oiseaux et on a fait beaucoup d’amalgames » ; 8

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