aurait été faite vers 21 heures, alors qu’il faisait déjà nuit et qu’il n’y avait que peu ou pas d’éclairage et aucune description n’a jamais été divulguée ; deuxièmement, les témoins étaient tous membres de la même famille ; troisièmement, l’enquête a été expéditive et ni l’officier de police ayant procédé à l’arrestation, ni celui en charge de l’enquête n’ont témoigné devant la Cour. En outre, le premier Requérant ajoute que les autorités locales du lieu de commission de l’infraction n’ont pas témoigné en faveur du ministère public. 77. L’État défendeur conteste les allégations des Requérants et demande qu’ils en apportent les preuves irréfutables. Il soutient que ses juridictions nationales ont condamné après avoir minutieusement examiné des preuves présentées par le ministère public et conclu que la preuve de leur culpabilité avait été rapportée au-delà de tout doute raisonnable. 78. L’État défendeur conteste spécifiquement l’allégation des Requérants selon laquelle leur condamnation est fondée uniquement sur l’identification visuelle faite sur la scène du crime, en faisant valoir que les témoins à charge connaissaient déjà les Requérants avant les faits. En outre, il conteste l’argument des Requérants selon lequel les preuves ne sont pas fiables, en faisant valoir que le recours à des témoins qui sont membres de la même famille ne constitue ni une violation des droits des Requérants ni ne compromet la crédibilité des témoins. L’État défendeur fait également valoir que le recours par le ministère public à des éléments de preuve émanant de membres d’une famille n’est pas interdit par la loi. 79. Par ailleurs, l’État défendeur conteste l’affirmation des Requérants selon laquelle l’enquête a été expéditive et que certaines personnes, telles que l’officier ayant procédé à l’arrestation, l’enquêteur et les dirigeants locaux, n’ont pas témoignés. Il avance que le droit de citer des témoins à charge est une prérogative du procureur et que le témoignage de toutes les personnes impliquées dans l’affaire n’est pas obligatoire. L’État défendeur soutient que l’enquête a été menée conformément aux lois et règlements applicables et que les preuves présentées au procès étaient suffisantes 21

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