de soumettre des preuves ainsi que le droit de répondre aux arguments et preuves produits par la partie adverse.25 72. La Cour observe, en l’espèce, que les allégations soulevées par le Requérant portent sur deux griefs, à savoir s’il a été correctement identifié sur le lieu du crime et si sa condamnation est proportionnelle aux preuves versées au dossier. La Cour examinera conjointement l’allégation de violation du droit à la non-discrimination, à l’égalité devant la loi et du droit à ce que sa cause soit entendue dans son appréciation des deux griefs soulevés. i. Allégation relative à l’identification du Requérant 73. Le Requérant allègue qu’il a été condamné sur la base de preuves montées de toutes pièces, car il n’a pas été correctement identifié par premier témoin à charge (PW1) sur le lieu du crime. Il soutient qu’un tel manquement constitue une violation de son droit à la non-discrimination, à l’égalité devant la loi, à l’égale protection de la loi et au droit à ce que sa cause soit entendue. 74. L’État défendeur conclut au rejet de cette allégation en faisant valoir que la Cour d’appel a examiné la question de l’identification du Requérant et a conclu qu’il a bel et bien été identifié. L’État défendeur soutient, en outre, que la victime a identifié nommément le Requérant dès les premières heures auprès de deuxième témoin à charge (PW2), son amie, ainsi qu’auprès de la police, ce qui a permis d’asseoir la crédibilité du témoignage de PW2. *** 75. La Cour observe que le Requérant soulève la question de son identification correcte, en alléguant que la manière dont elle a été examinée a conduit à une violation de son droit à la non-discrimination, à l’égalité devant la loi et 25 Kambole c. Tanzanie (arrêt), supra, §§ 96 et 97 et Werema et Werema c. Tanzanie (fond), supra, §§ 68 et 69. 18

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