000?09 65. La Cour tient d rappeler que les juridictions nationales jouissent d'une large marge d'appreciation dans l'6valuation de la valeur probante des 6lements de preuve. En tant que juridiction internationale des droits de I'homme, la cour ne peut pas se substituer aux juridictions nationales pour examiner les d6tails et les particularit6s des preuves pr6sent6es dans les proc6dures internes. 66. Toutefois, le fait qu'une all6gation soul6ve des questions sur la manidre dont les preuves ont 6t6 examin6es par les juridictions nationales n'emp6che pas la Cour de d6terminer si la proc6dure interne a respect6 les normes internationales relatives aux droits de I'homme. Dans son arr€t dans l'affaire Mohammed Abubakari Tanzanie,, la Cour s'est prononc6e comme suit < S'agissant en c. : particulier des preuves qui ont servi de base A la condamnation du Requ6rant, la Cour estime qu'il ne lui revient pas en effet de se prononcer sur leur valeur pour revoir cette condamnation. Toutefois, elle considdre que rien ne lui interdit d'examiner ces preuves, comme 6l6ments du dossier qui lui est soumis, afin de savoir si, de fagon g6n6rale, la manidre dont le juge national les a appr6ci6es a 6t6 conforme aux exigences d'un procds 6quitable au sens notamment de l'article 7 de la Charte >12. 67. A cet 6gard, la cour fait observer qu'(un procds 6quitable requiert que la condamnation d'une personne d une sanction p6nale et particulidrement d une lourde peine de prison, soit fond6e sur des preuves solides 68. >13. La Cour fait encore observer que lorsque la d6claration de culpabilit6 repose sur l'identification visuelle, tout risque d'erreur doit 6tre 6cart6 et I'identit6 du suspect 6tablie avec certitude. ce principe est 6galement admis dans la jurisprudence tanzanienne'4. Cela exige que I'identification visuelle soit corrobor6e par d'autres preuves indirectes et fasse partie d'une description logique et coh6rente de la scdne du crime. t2 t3 ra Alr:et Mohammed Abubakari, paragraphes 26 et 173. Ibid paragraphe 174 Dans l'affaire Waziri Amani c. Rdpublique-Llnie tle Tanzanie,la Cour d,appel a estime qu'< aucun juge ne doit se fonder sur une identification visuelle d moins que tout risque d,erreur sur la personne n'ait dte 6cartd et que le j uge soit convaincu de l'in6futabilit6 absolue de ce tdmo >. Ibid., par. I 75. 16 e-

Sélectionner le paragraphe cible3