objets. La victime et deux de ses voisins se sont lancés à la poursuite des
cambrioleurs et ont appréhendé le Requérant non loin de la maison, en
possession d’une partie des biens volés.
4.
Après son arrestation, le Requérant a été conduit devant le Village
Executive Officer (VEO) avec les biens trouvés en sa possession. Interrogé
par le VEO, le Requérant a déclaré qu’il était accompagné de six (6)
acolytes dont il a révélé l’identité.
5.
Le Requérant et ses complices ont alors été inculpés pour vol à main armée,
infraction prévue et réprimée par les articles 285 et 286 du Code pénal de
l’État défendeur. Le 4 août 1999, le Requérant et ses coaccusés ont été
traduits devant le Tribunal de district d’Urambo à Urambo, dans le cadre de
l’affaire pénale n° 151/1999. Le 9 septembre 2003, le Tribunal de district a
acquitté cinq (5) accusés, mais a reconnu le Requérant et un des coaccusés coupables et les a condamnés à une peine de trente (30) ans de
réclusion assortie de douze (12) coups de fouet.
6.
Ces derniers ont formé un recours en appel n° 37/2004 devant la Haute
Cour siégeant à Tabora. Cette juridiction a rejeté le recours le 26 juin 2007
en ce qui concerne le Requérant et l’a accueilli en ce qui concerne le coaccusé, ordonnant sa remise en liberté.
7.
Le Requérant a ensuite saisi la Cour d’appel de Tanzanie siégeant à
Mwanza d’un autre recours n° 461/2007, recours rejeté dans son intégralité
par arrêt du 19 avril 2013.
8.
Le 11 mai 2013, le Requérant a introduit un recours en révision de la
décision de la Cour d’appel qui, jusqu’au moment de la saisine de la Cour
de céans, n’avait pas encore été tranché.
3