A. Allégation relative à la condamnation sur le fondement de preuves douteuses 58. Le Requérant allègue qu’il a été condamné sur le fondement d’une preuve d’identification fournie par un seul témoin à charge (PW 1), laquelle était, de son point de vue, peu fiable, et que le Tribunal du juge résident et la Cour d’appel « n’ont pas éliminé toute possibilité d’une identification erronée ». 59. Il soutient, en outre, que les preuves sur le fondement desquelles il a été condamné comportaient plusieurs contradictions et incohérences qui ébranlent la crédibilité du témoin à charge (PW1). Il affirme que PW1 s’est contredit et a contredit l’autre témoin à charge, non seulement en déclarant qu’il avait d’abord été nommément désigné au poste de police, mais également dans son témoignage sur la manière dont il a été arrêté ainsi que sur le lieu et le moment de son arrestation. 60. Le Requérant déclare, par ailleurs, que la déposition sans serment et non corroborée du témoin clé PW1 devait être confirmé par les trois (3) autres témoins qui prétendaient être présents sur les lieux et lors de l’autopsie ou/et par le médecin qui a examiné le corps sans vie de la victime. Toutefois, aux dires du Requérant, les témoins n’ont pas fait de déposition et les résultats de l’autopsie n’ont pas été produits non plus. Ainsi, la preuve produite par PW1 n’a pas été corroborée. 61. Le Requérant soutient, enfin, que la Cour d’appel aurait pu corriger les erreurs si elle avait accédé à sa demande de prorogation de délai d’introduction d’un recours en révision de son propre jugement. Le Requérant en déduit que la confirmation de sa condamnation constitue une violation de son droit à un procès équitable. * 62. L’État défendeur conclut au débouté en soutenant que le Requérant doit rapporter la preuve de ses allégations. Il fait valoir que les procès du 15

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