de protection des droits de l’homme. À cet égard, les Requérants font
observer que l’État défendeur a violé les articles 4 de la Charte et 6 du
PIDCP.
157. À titre d’illustration, les Requérants affirment que le 12 mai 2014, une
femme de 40 ans, atteinte d’albinisme, a été amputée de sa jambe gauche,
ainsi que de l’index, du majeur et de la partie supérieure du pouce gauches,
après avoir été brutalement assassinée dans le petit village de Mwachilala,
dans la région de Simiyu.
158. En outre, affirment-ils, le 21 octobre 2015, un homme de 35 ans atteint
d’albinisme a été agressé à son domicile dans la ville Mkuranga, à Dar es
Salaam. Il a subi de graves blessures sur le côté droit de la tête, notamment
à l’oreille, blessures dont il succombera le 24 avril 2017.
159. Les Requérants affirment également que le 17 février 2015, le corps mutilé
d’un petit garçon d’un an, atteint d’albinisme, a été retrouvé par la police
dans le village de Shilabela Mapinduzi dans la région de Geita. Il avait été
amputé de ses deux bras et de ses deux jambes.
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160. L’État défendeur soutient qu’il a joué un rôle important dans la réponse
continentale aux agressions ciblant les PAA. Il fait valoir que depuis que
des meurtres ont été rapportés dans la presse vers 2006, il a adopté une
approche proactive et stratégique pour la protection et l’autonomisation de
cette population vulnérable.
161. Selon l’État défendeur, son code pénal prévoit et punit les infractions telles
que les meurtres, les homicides involontaires, les sévices corporels graves,
les enlèvements et la possession illégale de restes mortels.
162. Il soutient également qu’il a ratifié les traités internationaux qui protègent le
droit à la vie, notamment la Charte, le PIDCP, la CERD, la Convention
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