examen des motifs invoqués par ladite juridiction, sauf en cas d’erreur
manifeste, ce qui n’est pas le cas en l’espèce.
115. La Cour estime également que l’examen par les juridictions nationales de
ce que la Requérante qualifie de preuves par indices ne révèle aucune
erreur manifeste nécessitant son intervention. Dans le même ordre d’idées,
la Cour relève que la Haute Cour a clairement présenté les motifs pour
lesquels elle a jugé que la Requérante avait agi par préméditation ; elle n’a
pas porté secours au défunt lorsqu’il était en proie aux flammes et ne l’a pas
transporté à l’hôpital ou a refusé de l’y conduire.
116. La Cour relève également que, comme indiqué précédemment, dans le
système de l’État défendeur, les conclusions des assesseurs ne s’imposent
pas aux juges. Elle ne saurait donc conclure à une violation du droit à un
procès équitable du simple fait que le juge de première instance est passé
outre les conclusions des assesseurs.
117. Étant donné que les éléments de preuve versés au dossier ne révèlent
aucune erreur manifeste, qui aurait entraîné un déni de justice à la
Requérante, la Cour estime que l’État défendeur n’a pas violé son droit à
un procès équitable garanti par l’article 7 de la Charte.
iv. Violation alléguée du droit à une représentation efficace
118. La Requérante affirme que l’avocat qui lui a été commis d’office était
incompétent, ce qui a donné lieu à une violation de l’article 7(1)(c) de la
Charte. Plus précisément, elle fait valoir que, devant la Haute Cour, son
avocat a fait preuve d’incompétence en ne citant pas de témoins à
décharge. Il s’agit, selon la Requérante, d’une « grosse défaillance en
termes de représentation efficace ». La Requérante reproche également à
son avocat de n’avoir pas cité de témoins de moralité qui auraient pu
déconstruire l’image de femme cruelle dont le ministère public l’a affublée.
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