c00939
137. La Cour considdre toutefois qu'en I'espdce, il est dtabli que le Requ6rant avait une
femme et des enfants d sa charge au moment des violations. L'Etat defendeur l'a
reconnu de manidre constante et expresse dans ses conclusions. Le m6me fait
est confirm6 dans I'arr6t rendu par la Haute Cour de Tanzanie dans l'affaire civile
n"118 de 2007, m€me si la d6cision ne mentionne que <<sept enfants>3o et identifie
express6ment l'6pouse comme 6tant <Adela Lucien>, et deux des enfants comme
6tant < Rashid Kazimoto > et < Vicent Rashid
>>31.
En cons6quence, il existe une
filiation prima facie entre le Requ6rant et ces victimes pr6sum6es, qui ont donc
droit d reparation si la Cour d6cide d'en accorder une.
138. Comme elle I'a indiqu6 pr6c6demment,
la Cour considdre que les violations
constat6es ont certainement affect6 l'6pouse et les enfants du Requ6rant, d'autant
plus qu'il 6tait le soutien de la famille et a subi des traitements d6gradants en
pr6sence de certains de ses enfants. Toutefois, le montant r6clam6 est excessif.
Compte tenu des circonstances de l'espdce et sur la base de l'equit6, la Cour
accorde la somme d'un million (1 000 000) de shillings tanzaniens d chacune des
victimes indirectes.
B. R6parations non p6cuniaires
Restitution
139. Le Requ6rant demande d la Cour d'annuler sa d6claration de culpabilit6 et sa
peine et d'ordonner sa remise en libert6.
140. Le Requ6rant demande 6galement
d la Cour de rendre une
ordonnance de
restitution. ll soutient qu'une compensation devrait 6tre vers6e en lieu et place de
3a
Voir Lucien lkili Rashid c. Musa Rubanda, Jerome Msewa, Secr6taire permanent au ministere de
l'lnt€rieur et Attorney General prBs la Haute Cour de Tanzanie, Dar es Salaam, affaire civile n "118 de
2007, arrCt du 2 janvier 2014, page I
3L
ldem, page
7.
40
--t
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