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110. L’Etat défendeur conclut en disant qu’il était dès lors normal que la
succession du défunt qui prétendait avoir formé un pourvoi soit
écartée des débats.
111. L’Etat défendeur considère que la démarche de la Cour Suprême de
Justice dont le raisonnement est sans reproche en droit ne peut en
aucun cas être considérée comme une violation de l’article 7 de la
Charte.
AC
HP
R
Mémoire en réplique du plaignant sur le fond
112. Le Plaignant soutient que l’Etat défendeur en abordant les faits a
retracé lui même le processus de la spoliation de feu NOCA par ses
agents.
113. Le Plaignant relève que suite à une demande de terre du 30 janvier
1984 introduite par monsieur KAFWA, alors procureur de la
République à Bukavu, le conservateur qui était pourtant informé de
l’abrogation de l’arrêté n°1440/000152/80 du 3 septembre 1980 par
celui n°1440/000207/82 du 20 septembre 1982 rétablissant
Monsieur Noca dans ses droits.
114. Il note que le conservateur obéissant à une injonction
manifestement illégale, a part la suite établi, le 9 juin 1984, un
certificat d’enregistrement volume F 82-folio 3, valant titre de
propriété au profit de Monsieur KAFWA.
115. Le Plaignant précise que cette décision relève d’une complicité
entre le Gouverneur de région, le conservateur des titres
immobiliers et Monsieur Kafwa. Mais il précise que plus tard, le
ministre d’Etat aux affaires foncières instruira son conseil Maître
MAMBOLEO en ces termes : « … le conservateur a délivré un certificat
d’enregistrement au citoyen KAFWA KASONGO BIN KASENDE. Ce
certificat d’enregistrement ne reposant sur aucune base juridique, je vous
prie d’entreprendre la procédure en vue de son annulation ».
116. Qu’ainsi donc débutera le procès de l’Etat de la RDC contre
KAFWA auquel s’est joint feu NOCA pour le triomphe de la justice
et de la vérité.
117. Le Plaignant souligne au prime à bord que toutes les actions
judiciaires, auxquelles feu NOCA s’est joint ou qu’il a eu à initier