II.3En effet, par rapport en date du 21 juin 1984, le Directeur Général des Douanes a exposé au Ministre des Finances et du Plan, son autorité de tutelle, les comportements qu’il reprochait à Eli HAGGARMI à savoir ivresse, scandale sur la voie publique et conduite sans permis ; Il a qualifié ces comportements incompatibles avec ses fonctions; d’absolument II.4S’inspirant de ce rapport, le Ministre des Finances et du Plan a saisi son homologue de la Fonction Publique et du Travail qui, par Décision n°1892/MFP/T du 27 août 1984, a suspendu Monsieur HAGGARMI avant de le déférer devant le conseil de discipline par Arrêté n° 1842/MFP/T du 19 novembre 1984; II.5Le conseil de discipline, après enquête, a décidé de proposer à l’autorité administrative la sanction d’avertissement écrit à l’encontre de Monsieur HAGGARMI ; II.6Le Ministre de la Fonction Publique et du Travail, par Arrêté n°814/MFP/T en date du 14 mai 1985, a passé outre la proposition du conseil de discipline et lui a infligé la sanction de « révocation sans suspension des droits à pension » ; II.7Monsieur HAGGARMI n’a cessé de demander le réexamen de son dossier à différents responsables notamment le Ministre de la Fonction Publique et du Travail, le Ministre de l’Economie et des Finances, le Président de la Commission des Crimes et Abus Politiques, Sociaux et Culturels, le Président du Haut Conseil de la République, le Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales, le Médiateur de la République, le Premier ministre et même le Président de la République ; De guerre lasse, il a saisi le Tribunal de Grande 3

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