que ce retard est contraire à la loi de l’État défendeur sur les drogues et qu’il a
entraîné une violation de leurs droits.
*
74. L’État défendeur souligne que cette question a été examinée et tranchée par
la Cour d’appel. Il ajoute que, lorsque le conseil des Requérants a soulevé
cette question devant la Cour d’appel, il a rappelé la déposition de PW7 devant
le tribunal de première instance et a approuvé l’explication qu’il avait donnée
pour justifier le retard pris dans l’acheminement des stupéfiants au chimiste de
l’État. Il soutient que le retard dans l’acheminement des stupéfiants au chimiste
était dû à des problèmes de transport, étant donné que l’ensemble du lot saisi
devait être transporté en même temps. Il demande donc à la Cour de déclarer
infondée l’allégation des Requérants et la rejeter.
***
75. La Cour note que le grief soulevé par les Requérants est relatif au temps qu’il
a fallu à l’État défendeur pour transporter le Cannabis Sativa saisi de Tanga,
où elle était stockée, au laboratoire chimique de l’État à Dar es-Salaam.
76.
La Cour note, en outre, que la question du retard dans le transport du
Cannabis Sativa à Dar es-Salaam a été soulevée au cours de la procédure
devant la Cour d’appel. Il ressort du dossier qu’il a fallu au total trois (3) mois
pour que le Cannabis Sativa saisi soit envoyé au laboratoire chimique de l’État.
Après avoir examiné tous les éléments de preuve, la Cour d’appel a conclu
qu’aucune autre personne n’avait manipulé ce Cannabis Sativa « jusqu’à ce
qu’il soit remis à PW 8 pour être transporté à PW9, le chimiste du
gouvernement … ». Dans l’ensemble, la Cour d’appel a estimé que « compte
tenu du fait que la pièce à conviction P2 a été scellée et stockée par PW7 avant
d’être transportée, la période de trois mois qui s’est écoulé avant le transport
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