iv. Mme Nkasori SARAKIKYA, directrice adjointe, Droits de l’homme, Principal State Attorney, ministère des Affaires constitutionnelles et juridiques, Cabinet de l’Attorney General ; v. M. Richard J. KILANGA, Senior State Attorney, ministère des Affaires constitutionnelles et juridiques, Cabinet de l’Attorney General ; et vi. M. Elisha SUKA, Foreign Service Officer, ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Est-africaine, régionale et internationale. après en avoir délibéré, rend le présent Arrêt : I. LES PARTIES 1. Le sieur John Lazaro (ci-après dénommé le « Requérant ») est un ressortissant tanzanien qui, au moment du dépôt de la présente Requête, était incarcéré à la prison centrale de Butimba à Mwanza, Tanzanie. Ayant été déclaré coupable de meurtre et condamné à mort le 6 août 2010, il est en attente de l’exécution de sa peine. Le Requérant allègue la violation de ses droits dans le cadre des procédures devant les juridictions nationales. 2. La Requête est dirigée contre la République-Unie de Tanzanie (ci-après dénommée « l’État défendeur »), qui est devenue partie à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (ci-après désignée la « Charte ») le 21 octobre 1986 et au Protocole le 10 février 2006. Le 29 mars 2010, l’État défendeur a déposé auprès de la Commission de l’Union africaine, la Déclaration prévue à l’article 34(6) du Protocole, par laquelle il accepte la compétence de la Cour pour recevoir des affaires émanant d’individus et d’organisations non gouvernementales (ci-après désignée « la Déclaration »). Le 21 novembre 2019, il a déposé auprès du Président de la Commission de l’Union africaine un instrument de retrait de sa Déclaration. La Cour a décidé que le retrait de la Déclaration n’avait aucune incidence, ni sur les affaires pendantes, ni sur les nouvelles affaires 2

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