femme. Il soutient, du reste, que les preuves fondées sur des ouï-dire, à savoir les observations et l’opinion de Haile Cherehani (témoin à charge) ont davantage renforcé la théorie du ministère public selon laquelle il avait commis l’infraction. * 79. L’État défendeur soutient que la cour d’appel a examiné les arguments concernant l’allégation relative aux aveux extorqués au Requérant et a conclu que le Requérant n’avait pas été contraint de faire des aveux et qu’il avait compris son droit de garder le silence. L’État défendeur soutient, en outre, que la déclaration du Requérant a été corroborée par des témoins à charge. 80. L’État défendeur affirme, en ce qui concerne l’allégation selon laquelle les témoins à charge ont rapporté des faits incohérents et que leur témoignage n’est donc pas crédible, que ceux-ci étaient crédibles. Il soutient, en outre, que le Requérant n’a, à aucun moment, soulevé cette question devant la cour d’appel. L’État défendeur soutient également que devant la Cour de céans, le Requérant n’a pas indiqué précisément les faits présentés par les témoins à charge et qui seraient incohérents. Les témoins à charge ont déposé sur différentes questions (faits). Il n’était donc pas possible que ces faits soient incohérents. 81. En ce qui concerne l’allégation selon laquelle les aveux admis par le Tribunal l’ont été bien que le magistrat n’ait pas suivi la procédure légale appropriée, l’État défendeur soutient que le magistrat a suivi la procédure légale en vigueur lorsqu’il a consigné la déclaration/les aveux du Requérant. Il précise que le magistrat a demandé au Requérant s’il avait subi une agression ou un préjudice et que ce dernier ne lui a parlé que de la blessure au niveau de ses organes génitaux, et rien d’autre à propos d’une agression dont il aurait fait l’objet. 82. L’État défendeur affirme également que le magistrat a demandé au Requérant s’il avait compris ou non ses droits au moment de sa déclaration. 22

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