alléguent que la victime aurait été arrété en raison d’inimités personnelles avec
le Colonel
Adémar; qu’il aurait été transféré
4 Lubumbashi,
détenu
au secret
pendant trois mois et n’a autorisé sa famille a le rencontrer que sur insistance de
la MONUC. Les membres de sa famille temoignent qu'il avait maigri, marchait
et parlait avec beaucoup de peine, se plaignant de mauvais traitements subis lors
de la détention.
81.
La victime n’a pas été réintégrée dans les rangs de la police aprés sa remise en
liberté malgré que la Cour militaire l’ait déclaré innocent. II n’a bénéficié non
plus d’aucune indemnité alors qu’il avait servi latpolice congolaise pendant plus
de 15 années. Au moment de son arrestation, trois mois,d’arriérés de salaire lui
étaient dus qui ne lui ont jamais été versés jusqe ’A son des qptatie ans
& apres les
événements.
Il était marié,
pére
de.tr
situation déplorable ne pouvant,
entiérement de lui.
82.
rescap side pleurer dignement leurs
magistrat.
Violation alléguée de
84.
article 7(1)
Les Plaignants soutiennent que les procédures devant les juridictions militaires
ont été émaillées de violations. Ils citent entre autres les interrogatoires des
victimes en l’absence de leurs avocats alors que les prévenus étaient assistés
mais également |’impossibilité pour plusieurs témoins de bénéficier de services
d’interprétes. Ils ont été interrogés en Swahili alors que la plupart s’expriment en
Bemba.
85.
Par ailleurs, les Plaignants indiquent que des témoins clés n’ont pas été entendus
lors des audiences foraines a Kilwa, dont notamment un conducteur EES
3
AU-UA/