000208
69.
En l'espece, il ressort du dossier que les juridictions internes ont condamn6
le Requ6rant sur la base des preuves d'identification visuelle present6es par trois
t6moins A charge, eux-m6mes victimes du crime. Ces t6moins connaissaient le
Requ6rant avant la date du crime, car celui-ci se rendait souvent chez son oncle, qui
est le coaccus6. Les juridictions nationales ont minutieusement examin6
les
circonstances du crime pour 6carter tout risque d'erreur et elles ont conclu que le
Requ6rant et son coaccus6 avaient formellement 6te identifi6s comme 6tant les
auteurs des crimes all6gues.
70.
La Cour reldve 6galement qu'outre le t6moignage des victimes sur I'identit6
du Requ6rant et de son coaccus6, les juridictions nationales ont tenu compte des
d
savoir le sieur yusuf Bwiru et le
commandant Anthony Michack. Elles ont aussi pris en compte les pidces d
d6clarations d'autres t6moins
charge,
d
conviction recueillies sur les lieux du crime et auprds du coaccus6. Le sieur Yusuf
Bwiru est arriv6 sur les lieux du crime juste aprds le d6part des assaillants et y a
trouv6 les victimes terrifi6es et en pleurs, appelant au secours et toutes citant les
noms du Requ6rant et de son coaccus6 comme assaillants.
71.
La cour reldve encore que dans le dossier, le Requ6rant n'a pas contest6
I'utilisation des pidces d conviction comme moyens de preuve. Dans leur d6position
devant le commandant r6gional, le sieur Anthony Michack, les victimes ont donn6
une description coh6rente du crime et des assaillants. Le Requ6rant n'a invoqu6
aucune raison apparente pour laquelle les victimes pourraient mentir et n'a fourni
aucune preuve contraire pour r6futer la d6position des t6moins d charge. La preuve
fournie par l'identification visuelle des victimes fait partie d'une description coh6rente
du lieu du crime et de l'identit6 du Requ6rant.
72.
selon le Requ6rant, les victimes n'ont pas indiqu6 la distance qui les s6parait
des assaillants, qu'il n'a 6t6 arr6t6 que deux jours aprds la commission du crime,
que les voleurs n'auraient pas pu compter I'argent devant les victimes sachant que
celles-ci les connaissaient et que les victimes n'ont pas indiqu6 l'emplacement ni le
sens du faisceau de la lampe. Ces all6g ations restent des d6tails dont l'a ppr6ciation
devrait etre laiss6e aux juridictions nationales
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