000213 46. S'agissant d'un recours en inconstitutionnalite sur la violation all6gu6e des droits du Requ6rant, la cour a deja fait observer, dans l'affaire Alex Thomas c. Republique-unie de Tanzanie qu'il s'agit ld d'un recours extraordinaire dans le systdme judiciaire tanzanien que le Requ6rant n'6tait pas tenu d'6puiser ce recours avant de la saisif. 47. Au sujet du recours en r6vision de l'arr6t de la cour d'appel, la cour 6galement 6tabli dans I'affaire mentionn6e plus haut qu'il s'agit a 6galement d,un recours extraordinaire dans le systdme judiciaire tanzanien et que le Requ6rant n'6tait pas tenu d'6puiser avant de la saisirs. 48. En l'espdce, la cour reldve qu'il ressort du dossier que le Requ6rant a suivi a proc6dure requise en matidre p6nale jusqu'd la cour d'appel, qui est la plus haute juridiction de I'Etat d6fendeur, avant de la saisir. Elle estime donc que le Requ6rant a 6puis6 les voies de recours internes disponibles dans le systdme judiciaire de l'Etat d6fendeur. 49 En cons6quence, la cour rejette l'exception tir6e du non 6puisement des voies de recours internes ll. Exception tir6e du non-respect du d6lai raisonnable avant !a saisine de Ia Cour 50. L'Etat d6fendeur fait valoir que m6me si la Cour de c6ans venait d conclure que le Requ6rant a 6puis6 les voies de recours internes, elle devrait n6anmoins rejeter sa requ6te, 6tant donn6 que celle-ci n'a pas 6t6 introduite dans un d6lai raisonnable aprds l'6puisement des voies de recours internes, conform6ment au Rdglement. A cet 6gard, I'Etat d6fendeur soutient que m6me si I'article 40 (6) du Rdglement ne d6finit pas clairement ce qui constitue un d6lai raisonnable, la jurisprudence internationale des droits de l'homme a consid6r6 qu'une p6riode de six mois est un d6lai raisonnable. t ArretA/ex Thomas, paragraphe 65. lbid. Voir aussi la requete noo07/2013, arret d u 3 juin 2016, affaire Mohamed Abubakari c Rdpublique-Unie de Tanzanie, paragraphes 66 a 68. ' ,/l) 12 ,a7 v-..-

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