I.
LES PARTIES
1.
Les sieurs Youssouf TRAORÉ, Diakaridia COULIBALY, Mery SIDIBÉ,
Diatigui
Coulibaly,
Karim
DIARRA,
Mamadou
KAMATÉ,
Diasse
COULIBALY, Boubacar DEMBÉLÉ, Issiaka KONÉ, Landry DAKOUA (ciaprès dénommés « les Requérants »), ressortissants maliens, sont tous
des anciens travailleurs du groupe de laboratoires LAS-Mali et ETS KLENE.
Ils allèguent la violation de leurs droits à un procès équitable dans les
procédures devant les juridictions nationales.
2.
La Requête est dirigée contre la République du Mali (ci-après dénommée
« l’État défendeur ») devenue partie à la Charte africaine des droits de
l’homme et des peuples (ci-après désignée « la Charte »), le 21 octobre
1986 et au Protocole, le 20 juin 2000. Elle a également déposé, le 19 février
2010, la Déclaration prévue à l’article 34(6) du Protocole par laquelle elle
accepte la compétence de la Cour pour recevoir des requêtes émanant
d’individus et d’organisations non gouvernementales dotées du statut
d’observateur auprès de la Commission africaine des droits de l’homme et
des peuples.
II.
OBJET DE LA REQUÊTE
A. Faits de la cause
3.
Il ressort de la Requête qu’entre 2004 et 2009, les Requérants ont été
recrutés par le groupe de laboratoires ALS-Mali par un contrat à durée
déterminée. L’objet dudit contrat était le prélèvement des échantillons de
roches et de terres dans les zones d’exploitation minière, leur pose, leur
classement et leur préparation mécanique pour les besoins de l’analyse
chimique en laboratoire.
4.
Selon les Requérants, alors que d’autres employés ont vu leurs contrats
expressément renouvelés à la survenance du terme, les Requérants ont
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