Les Requérants affirment que les Défendeurs n’ont effectué aucune enquête sur le
propriétaire de la propriété foncière avant de détruire ladite propriété, et qu’ils n'ont
accusé ni le suspect ni l’un des Requérants devant la Cour. En outre, les Requérants
déclarent qu’il n’y avait aucune preuve que l’un d’entre eux a été condamné pour
une infraction justifiant la confiscation et la démolition de leur maison et de leurs
biens, faisant d’eux des personnes démunies et déplacées internes.
Les Requérants déclarent qu’ils ont dormi dans des conditions déplorables en raison de
la privation arbitraire de leurs biens par les agents des Défendeurs.
Le 17 décembre 2014, étant donné que les Défendeurs n’ont pas présenté de
défense, les Requérants ont déposé une requête de jugement par défaut. Ils ont
également demandé une procédure accélérée.
Par une requête datée du 12 février 2015, le 1er Défendeur a prié l’honorable Cour
de lui accorder l’autorisation de présenter sa défense et son adresse écrite hors délai
et a exhorté la Cour à ne pas sanctionner la faute de l’avocat du Défendeur.
Dans leur défense, les Défendeurs ont rejeté point par point les demandes des
Requérants et ont ensuite déclaré qu’à ce moment-là, le risque d’enlèvement était
devenu une menace pour les habitants de l’État d’Imo au Nigeria, et que la vie des
autochtones et des touristes était menacée, en raison de quoi les investisseurs
avaient quitté l'État en grand nombre par crainte pour leur vie.
Que Ohaji/Egbema, d’où proviennent les Requérants, était devenu un lieu
particulièrement touché par les enlèvements. Qu’une loi anti-enlèvement avait été
adoptée en 2009 afin de lutter contre ce crime.
Les Défendeurs ont catégoriquement nié l’acte allégué du 19 décembre 2012 ou de
tout autre jour et ont nié détenir le fils du 1er Requérant (Obinna Kasarachi
Onwuham), ajoutant qu’ils n’auraient jamais engagé une telle action sans la
coopération et la participation du Eze (chef traditionnel de la communauté) en
raison de l’importance des chefs traditionnels dans l'administration de l'État. Les
Défendeurs ont également soutenu que ni eux et ni leurs agents étaient présents à
aucun moment sur les lieux, contrairement aux allégations des Requérants. Ils ont
nié l’acte allégué du 12 avril 2014 et ont exigé des Requérants de sérieux éléments
de preuve.
Les Défendeurs ont joint à leur requête un document démontrant qu’une initiative
en matière de sécurité, intitulée Operation Rescue Imo, avait été engagée et que le
gouvernement avait remis 100 véhicules de patrouille Hilux flambant neufs ainsi
que d’autres matériels de sécurité aux agents de sécurité et aux communautés.
Ladite initiative en matière de sécurité est une coalition entre les forces policières et
armées, le service de sécurité de l’État et le corps de protection civile.
Le 11 juin 2015, les Défendeurs ont déposé une exception préliminaire pour les
motifs suivants :
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