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ARRÊT MARCKX c. BELGIQUE
En l’affaire Marckx,
La Cour européenne des Droits de l’Homme, statuant en séance plénière
par application de l’article 48 de son règlement et composée des juges dont
le nom suit:
MM. G. BALLADORE PALLIERI, président,
G. WIARDA,
M. ZEKIA,
P. O’DONOGHUE,
Mme H. PEDERSEN,
MM. Thór VILHJÁLMSSON,
W. GANSHOF VAN DER MEERSCH,
Sir Gerald FITZMAURICE,
Mme D. BINDSCHEDLER-ROBERT,
MM. D. EVRIGENIS,
G. LAGERGREN,
F. GÖLCÜKLÜ,
F. MATSCHER,
J. PINHEIRO FARINHA,
E. GARCÍA DE ENTERRÍA,
ainsi que de MM. M.-A. EISSEN, greffier, et H. PETZOLD, greffier
adjoint,
Après avoir délibéré en chambre du conseil les 25 et 26 octobre 1978,
puis du 24 au 27 avril 1979,
Rend l’arrêt que voici, adopté à cette dernière date:
PROCEDURE
1. L’affaire Marckx a été déférée à la Cour par la Commission
européenne des Droits de l’Homme ("la Commission"). A son origine se
trouve une requête dirigée contre le Royaume de Belgique et dont Mme
Paula Marckx ("la première requérante"), agissant pour son propre compte
et pour celui de sa fille mineure Alexandra ("la seconde requérante"), avait
saisi la Commission le 29 mars 1974 en vertu de l’article 25 (art. 25) de la
Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés
fondamentales ("la Convention").
2. La demande de la Commission, qui s’accompagnait du rapport prévu à
l’article 31 (art. 31) de la Convention, a été déposée au greffe de la Cour le
10 mars 1978, dans le délai de trois mois institué par les articles 32 par. 1 et
47 (art. 32-1, art. 47). Elle renvoyait aux articles 44 et 48 (art. 44, art. 48) et
à la déclaration par laquelle le Royaume de Belgique a reconnu la
juridiction obligatoire de la Cour (article 46) (art. 46). Elle a pour objet