I.
LES PARTIES
1.
La dame Aminata Soumaré (ci-après dénommée « la Requérante ») est
une ressortissante malienne, anciennement directrice d’une agence de
communication multiservices chargée de gérer l’image du Président du
Conseil national de transition au Mali. La Requérante allègue la violation de
ses droits dans le cadre de procédures devant les juridictions nationales.
2.
La Requête est dirigée contre la République du Mali (ci-après dénommée «
l’État défendeur ») qui est devenue partie à la Charte africaine des droits de
l’homme et des peuples (ci-après désignée « la Charte ») le 21 octobre
1986 et au Protocole le 20 juin 2000. Elle a également déposé, le 19 février
2010, la Déclaration prévue à l’article 34(6) du Protocole par laquelle elle
accepte la compétence de la Cour pour recevoir des requêtes émanant
d’individus et d’organisations non gouvernementales (ci-après désignée
« la Déclaration »).
II.
OBJET DE LA REQUÊTE
A. Faits de la cause
3.
La Requérante allègue que, le 19 avril 2012, elle a été enlevée puis
séquestrée pendant trois (3) semaines, par trois agents des services de
sécurité de l’État défendeur. Elle souligne que durant cette période, elle a
été violée et torturée.
4.
Elle affirme en outre que, la nuit de son enlèvement, elle a été entendue par
des agents de police au « bureau de poste de police nationale » au sujet de
certains militants et d’autres personnes qui préparaient un coup d’État.
5.
La Requérante ajoute que le 27 avril 2012, l’Inspecteur général et chef du
département des enquêtes de police a requis une expertise médicale
spécialisée en neurologie afin d’évaluer son état de santé.
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