30. L’État défendeur soulève, en l’espèce, une exception d’irrecevabilité de la Requête tirée du non-épuisement des recours internes. La Cour va se prononcer sur ladite exception avant d’examiner les autres aspects de sa compétence si nécessaire. A. Sur l’exception tirée du non-épuisement des recours internes 31. L’État défendeur soutient que la Requérante n’a pas épuisé les recours internes qui étaient disponibles. Il affirme qu’elle était tenue d’introduire sa plainte devant les autorités judiciaires nationales et qu’en cas de rejet de ladite plainte, elle pouvait interjeter appel. Selon l’État défendeur, si la Requérante avait saisi les autorités judiciaires, les recours internes auraient pu être considérés comme ayant été épuisés. 32. L’État défendeur affirme qu’une loi sur les procédures civiles, commerciales, sociales et pénales est en vigueur depuis 2001. Les dispositions qui y sont énoncées permettent, selon l’État défendeur, d’exercer les recours internes, avec des garanties de disponibilité, de satisfaction et d’efficacité. 33. L’État défendeur ajoute que la Requérante se contente d’alléguer qu’elle a déposé plusieurs plaintes qui ont été rejetées, sans fournir une quelconque preuve pour étayer ses allégations ou indiquer l’autorité qu’elle a saisie et la décision rendue. Il soutient, en outre, que les preuves sont essentielles pour déterminer si les recours internes ont été épuisés. Selon l’État défendeur, aucune preuve n’a été versée au dossier pour indiquer une quelconque action entreprise par la Requérante au niveau national, que ce soit en première instance ou devant les juridictions d’appel, alors qu’elle avait la possibilité de le faire puisqu’elle était assistée d’un conseil. * 9

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