125. L’État défendeur n’a pas conclu sur ce point. *** 126. La Cour note que le Requérant n’a pas produit de preuves documentaires de sa filiation, telles que des actes de naissance concernant son lien avec celle qu’il considère comme étant sa mère ou toute autre preuve équivalente, encore moins une quelconque preuve du préjudice matériel invoqué, tels que des reçus. 127. La Cour rejette donc la demande de réparation formulée à ce titre par le Requérant. iii. Préjudice moral 128. Le Requérant fait valoir que dans l’affaire Révérend Christopher Mtikila c. Tanzanie, la Cour de céans a défini le préjudice moral comme n’entraînant pas de perte économique, mais comme incluant plutôt les souffrances et afflictions causées à la victime, la détresse émotionnelle des membres de la famille, ainsi que les changements non matériels dans les conditions de vie de la victime et de sa famille. 129. Le Requérant ajoute que, dans l’affaire Maria del Carmen c. Uruguay, la Cour interaméricaine des droits de l’homme a estimé qu’il n’est pas nécessaire de prouver le préjudice émotionnel dans la mesure où il est inévitable en cas de graves violations des droits de l’homme. 130. Le Requérant affirme qu’il a souffert d’un énorme stress du fait des appels infructueux interjetés auprès de la Haute Cour et de la Cour d’appel de l’État défendeur, ces juridictions n’ayant pas examiné tous les éléments de preuve ainsi que les irrégularités. Selon lui, les souffrances englobent les douleurs et traumatismes physiques et émotionnels subis par le Requérant pendant toute la durée du procès et de son emprisonnement. Il déclare qu’il 33

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