000324 1. Le droit de saisir les juridictions nationales comp6tentes de tout acte violant les droits fondamentaux qui lui sont reconnus et garantis par les conventions, les lois, rEglements et coutumes en vigueur 2. 3. ; Le droit d la pr6somption d'innocence, jusqu'i ce que sa culpabilit6 soit Etablie par une juridiction compEtente ; Le droit a la defense, y compris celui de se faire repr6senter par un d6fenseur de son choix; 4. Le droit d'6tre jug6 dans un d6lai raisonnable par une juridiction impartiale >. 51. La Cour fait observer que le droit d un procds equitable et, plus sp6cifiquement, le droit d la pr6somption d'innocence, requiert que la condamnation d'une personne d une sanction p6nale et particulidrement d une lourde peine de prison, soit fond6e sur des preuves solideso. 52. La Cour rappelle sa jurisprudence en l'affaire Kijiji lsiaga c. Republique-Unie de Tanzanie, selon laquelle < Les : juridiclions nationales jouissent d'une large marge d'appr6ciation dans l'6valuation de la valeur probante des €l€ments de preuve. En tant que juridiction internationale des droits de l'homme, la Cour ne peut pas se substituer aux juridictions nationales pour examiner les d6tails et les particularit6s des preuves pr6sent6es dans les proc6dures internes >7. 53.Toutefois, la Cour r6itere sa position formul6e au paragraphe 27 ci-dessus, selon laquelle le fait qu'elle ne se pr6occupe pas de l'6valuation d6taill6e des moyens de preuve ne l'emp€che pas de se prononcer sur la conformit6 de l'appr6ciation des 6l6ments de preuve par les juridictions nationales aux normes internationales relatives aux droits de I'homme. La Cour conserve par exemple, le pouvoir de < v6rifier si l'6valuation des faits ou des 6l6ments de 6 AnClMohamed Abubakai c. Tanzanie (Fond), 174. $ TRequ6te no 02312015. Arr6t du 23103120'18 (Fond), Kjiji lsiaga c. R6publique-Unie nza (Fond)>), $ 61 d6sign6 < Andt Kijiji lsiaga c 15 \h' de Tanzanie, (ci-aprds "(/ 7

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