VII. SUR LE FOND 53. Le Requérant allègue que l’État défendeur a violé i) ses droits à l’égalité devant la loi et à une égale protection devant la loi, ii) son droit au respect de sa dignité, et iii) son droit à une assistance judiciaire gratuite. A. Violation alléguée du droit à l’égalité devant la loi et à une égale protection de la loi 54. Le Requérant allègue que la Cour d’appel a confirmé sa déclaration de culpabilité en l’absence des éléments essentiels de la cause, en violation de l’article 3(1) et (2) de la Charte. Il ajoute que ladite Cour n’a pas examiné les raisons pour lesquelles la victime n’a pas signalé le crime plus tôt, ce qui ébranle sa crédibilité. 55. Le Requérant avance, en outre, que la Cour d’appel a omis d’observer que la preuve du ministère public devait être corroborée par d’autres éléments étant donné que le Tribunal de première instance n’était pas convaincu que la victime avait compris le devoir de dire la vérité. De plus, selon le Requérant, l’âge du témoin n’a été établi par aucune preuve documentaire. 56. Le Requérant soutient, par ailleurs, que la juridiction de jugement a forgé sa conviction uniquement sur les déclarations des témoins présentés par le ministère public. Selon le Requérant, la juridiction de jugement a conclu ainsi parce qu’il ne revenait pas au Requérant de prouver son innocence mais plutôt au ministère public de prouver ses allégations au-delà de tout doute raisonnable. Le Requérant ajoute que la Cour d’appel aurait dû considérer que la preuve devait être corroborée par son témoin. 57. L’État défendeur fait valoir que cette allégation n’a jamais été soulevée devant la Cour d’appel. Il ajoute que ladite Cour a examiné la crédibilité de la victime et a noté que la Haute Cour avait conclu que la victime comprenait la nature du serment et qu’elle était un témoin crédible. 14

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