allegation, il releve que la Haute Cour de Mfoundi et la Cour d' Appel de
Yaounde sont des acteurs patents de cette violation de par leurs decisions qui
precisent que les accusations contre Ie Plaignant n' etaient pas fondees. II reitere
que si la victime aura it beneficie de la presomption d'innocence et, par
consequent, obtenu la Iiberte provisoire, elle n' aurait pas passe 4 ans en
detention sans aucune justification.
a I'article 2 du Pacte International relatif aux Droits Civils et
49. Faisant reference
Politiques (PIDCP), Ie plaignant indique que toute personne dont la liberte a
ete privee doit avoir droit a un recours effectif et que ses droits doivent etre
determines par une autorite competente, judicaire, administrative
ou
legislative ou toute autorite administrative. Le Plaignant soutient que bien que
I'Etat defendeur ait incorpore l'article 2 du PIDCP dans Ie Code de Procedure
Penale Camerounais de 2005 en ses sections 236 and 237 sur la compensation
sur la detention illegale, les recours en l'espece res tent inefficaces.
50. Le Plaignant reitere que l'article 3 (2) de la Cliarte est non derogeable et doit
etre respecte dans toutes les circonstances P9:¥;r,.permettre a toute personne de
jouir des autres droits prescrits dans la G:hart~,.t
51. II indique que la victime a utilise tous les recours administratifs et judiciaires
depuis 2007 pour kIetablissement de ses droits qui etaient suspendus par des
actes injustifies de l'Etat d'un cote, et du prejudice subi en raison d'une
detention injustifiee de l'autre cote. II reitere que ses demandes n' ont pas ete
redressees apres 7 ans de recherche de justice. II soutient que lorsque les recours
disponibles
se prolongent
de facon anormale,
ils doivent etre interpretes
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inexistarits, En consequence, il exhorte la Commission d' adopter le
raisonnement qu' elle a cieveloppe dans I'affaire Bissangou c/Repubiique du Congo
pour constateda :violation:de l'article 3 de la Charte.
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52. Le plaignant allegue que le traitement dont la victime a fait objet par voie de
detention pour plus de 4 ans est assez suffisant pour etre considere comme
degradant. II ajoute egalement que la suspension de son salaire durant toute la
periode du proces sans lui laisser aucun moyen de subsistance est cruel,
inhumain et degradant. Pire encore, souligne-t-il, meme apres avoir ete juge,
decharge et acquitte, Ie simple fait de refuser de le re~' _-J dans sa position
est un signe clair d'humiliation aux yeux de la SOQ'~ftf:-~~Jm
ur et celui de
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sa famille ont ete degrades, etant donne qu'ils ~9£ete ~i· 's'" e~ ivre comme
des mendiants a la merci de la bonne volonte ditS p so . e
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53. Le plaignant insiste en indiquant que la victi "n:~ ai1:tjama' Jtf 'duite a ce
rang dans sa vie OU il est oblige de mendier la
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s'il avait ete integre dans sa position initiale, il
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