Défendeur (sic) a créé une ONG, la Dorothy Njemanze Foundation, afin de plaider en faveur de la justice pour les victimes desdites violations. En outre, la première Demanderesse déclare avoir déposé plainte pour son agression et pour les enlèvements aléatoires auprès du commissaire de police, de la Commission des plaintes publiques, de la Commission nationale des droits de l’homme, du chef d’état-major des armées, ainsi qu’auprès d’autres forces de l’ordre du Défendeur. À ce jour, elle n’a toujours pas obtenu réparation et les enlèvements de femmes dans les rues d’Abuja sont toujours aussi nombreux. Pour sa part, la deuxième Demanderesse déclare que, le 9 janvier 2010, alors qu’elle rentrait de la fête d’anniversaire de son frère avec des amies, dix hommes sortis de nulle part l’ont enlevée, battue et photographiée pendant qu’ils la déshabillaient presque complètement. Ils lui auraient touché la poitrine, les fesses et certains d’entre eux auraient inséré leurs doigts dans son vagin. Alors qu’ils la battaient, ils l’ont frappée aux yeux et au nez, provoquant ainsi une déchirure qui a troublé la vision de son œil gauche et lui a laissé un synopsis chronique (sic). La deuxième Demanderesse affirme en outre que les hommes armés en uniforme ont menacé de la tuer si elle ne montait pas dans le bus qui les attendait. Craignant pour sa vie, elle s’exécuta. Lesdits hommes armés ne lui ont demandé aucune pièce d’identité, même lorsqu’elle s’est identifiée comme étant étudiante et employée de la société Redbull. Ils ont tout de même arrêté illégalement la deuxième Demanderesse et ses amies et les ont emmenées à leur bureau. Elle déclare avoir été emmenée au commissariat de Life Camp la même nuit, à 23 heures environ, aux côtés d’autres femmes enlevées. En chemin, elle a utilisé 7

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