408. La Cour souligne, en outre, que l’objectif global des garanties de nonrépétition est « d’éliminer les causes structurelles de la violence dans la société, qui sont souvent propices à un environnement dans lequel des expériences déshumanisantes […] ont lieu et ne sont pas publiquement condamnées ».117 409. La Cour a jugé que l’État défendeur n’a pas fait preuve de diligence pour mener des enquêtes, poursuivre et condamner les auteurs de violations des droits de l’homme à l’encontre des PAA. À cet égard, la Cour rappelle qu’elle a déjà ordonné à l’État défendeur d’élaborer et de mettre en œuvre la stratégie nationale visant à promouvoir et à protéger les droits des PAA. Cette stratégie devrait comprendre des points sur la sensibilisation de la population et la formation des autorités chargées de la répression afin de mettre fin aux agressions ciblant les PAA, en raison de superstitions et de croyances néfastes. 410. Enfin, la Cour ordonne à l’État défendeur de prendre, dans un délai de deux ans à compter de la date de signification du présent arrêt, les mesures nécessaires pour sensibiliser la population aux mythes relatifs à l’albinisme par le biais de campagnes de grande envergure menées sur une base continue pendant, au moins, deux ans. Les campagnes doivent être menées dans toutes les langues nationales, impliquer les personnes atteintes d’albinisme et cibler les communautés des zones rurales en particulier. iv. Sur les autres mesures de réparation symbolique 411. Les Requérants demandent à la Cour d’ordonner d’autres réparations symboliques qu’elle jugera appropriées. 412. L’État défendeur conclut au rejet de cette demande. 117 Commission africaine des droits de l’homme et des peuples c. Kenya (réparations), ibid. 98

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