iv. M. Baraka LUVANDA, Ambassadeur, Chef de l’Unité juridique, ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale ; v. Mme Aidah KISUMO, Senior State Attorney, Cabinet de l’Attorney General ; vi. Mme Blandina KASAGAMA, Juriste, ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Est-africaine ; et vii. M. Elisha SUKA, Fonctionnaire chargé des services extérieurs, ministère des Affaires étrangères et de la Coopération Est-africaine ; après en avoir délibéré, rend le présent Arrêt : I. LES PARTIES 1. Le sieur Nzigiyimana Zabron (ci-après dénommé « le Requérant ») est un ressortissant burundais résidant en Tanzanie, qui, au moment de l’introduction de la présente Requête, était incarcéré à la prison centrale de Butimba à Mzanza (Tanzanie), en attente de l’exécution de la peine de mort prononcée à son encontre pour meurtre. En avril 2020, ladite peine a été commuée en réclusion à perpétuité par grâce présidentielle. Le Requérant allègue la violation de ses droits dans le cadre de la procédure devant les juridictions nationales, malgré la commutation de sa peine comme indiquée ci-dessus. 2. La Requête est dirigée contre la République-Unie de Tanzanie (ci-après dénommée « l’État défendeur »), qui est devenue partie à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (ci-après désignée la « Charte ») le 21 octobre 1986 et au Protocole le 10 février 2006. Elle a également déposé, le 29 mars 2010, la Déclaration prévue à l’article 34 (6) du Protocole (ci-après désignée « la Déclaration »), par laquelle elle accepte la compétence de la Cour pour recevoir des requêtes émanant d’individus et d’organisations non gouvernementales dotés du statut d’observateur auprès de la Commission africaine des droits de l’homme et 2

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