5 qu’il a jugés insatisfaisants. En ce qui concerne spécifiquement PW 2, la Haute Cour a expurgé du dossier ses aveux qui lui avaient été extorqués et donc obtenus illégalement. La Haute Cour s’est, toutefois, fondée sur le principe de la possession récente pour confirmer la condamnation du Requérant. 83. La Cour d’appel a également examinés les comptes rendus des différentes audiences devant les juridictions internes. Elle a considéré que les témoignages de PW 3 et PW 4, qui avaient été expurgés par les juridictions inférieures, pouvaient être « reversés au dossier ».26 La Cour d’appel a estimé qu’il s’agissait d’une simple question de procédure, les témoignages ayant été recueillis sans que les règles applicables en matière de déposition sous serment n’aient été observées. 84. La Cour d’appel a, toutefois, estimé que les témoignages de PW 3 et PW 4 ainsi que celui de PW 1 concernant l’identité du prévenu étaient incohérents et que leur identification visuelle du Requérant n’était « rien d’autre qu’une identification au banc des accusés ».27 La Cour d’appel a donc rejeté leur identification visuelle comme étant une preuve insatisfaisante. Toutefois, elle a confirmé la condamnation du Requérant, en fondant sa décision sur le principe de la possession récente. La Cour d’appel a souligné que les objets volés correspondaient à la description fournie par la victime (PW 1), or, le Requérant n’a invoqué aucun argument lorsque les objets ont été produits comme pièces à conviction. 85. La Cour observe qu’en dépit de quelques différences dans leur raisonnement, en particulier sur les dépositions des témoins à charge, les trois juridictions nationales ont rendu la même décision sur la culpabilité du Requérant. 86. La Cour considère, en substance que l’évaluation des preuves sur le fondement desquelles le Requérant a été condamné ne révèle aucune 26 27 Arrêt de la Cour d’appel, p. 6. Ibid., § 7. 22

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