100. S’agissant de l’identification visuelle, la Cour note qu’après avoir pris connaissance des risques liés à la preuve par identification visuelle, la Haute Cour et la Cour d’appel étaient convaincues que PW1 avait identifié le Requérant, car les conditions étaient favorables. Les juridictions nationales ont tenu compte du fait que PW1 connaissait l’accusé depuis longtemps et que son visage lui était familier, qu’il avait parlé à l’accusé et à son frère à distance rapprochée et que l’incident s’était produit en plein jour.44 Elles se sont également assurées que toutes les circonstances ouvrant la voie à de possibles erreurs soient écartées et que l’identité du suspect a été établie avec certitude. 101. En ce qui concerne la déclaration de mourant faite par la victime, les juridictions nationales ont évalué les dépositions de deux (2) témoins, à savoir PW2 et PW3, et ont été convaincues que la victime avait mentionné le Requérant et son frère comme étant ses agresseurs.45 Il ressort du dossier que les témoins PW2 et PW3 ont demandé à la victime qui étaient ses agresseurs et qu’elle a mentionné le Requérant et son frère. De plus, le témoin PW1 a déclaré avoir entendu la question ainsi que la réponse de la victime. En outre, la Haute Cour et la Cour d’appel ont toutes deux estimé que la conduite du Requérant, qui s’est échappé du village, comme l’a déclaré son propre père, PW3, est un élément suffisant pour corroborer la déclaration de la mourante.46 Il ressort, en conséquence, du dossier que les preuves ont été évaluées de manière équitable et qu’elles étaient solides et crédibles pour justifier une déclaration de culpabilité. 102. En outre, s’agissant de l’allégation du Requérant selon laquelle les autorités de poursuite de l’État défendeur n’ont pas corroboré ou évalué correctement les témoignages oculaires contradictoires ayant permis de l’identifier comme étant l’agresseur, la Cour ne relève aucune erreur L’État c. Dominick fils de Damian, Affaire en matière pénale n° 61 de 2008, ibid., pages 12 à 16 et Dominick Damian c. l’État, Appel en matière pénale n° 154 de 2013, ibid., pages 4 et 5. 45 L’État c. Dominick fils de Damian, Affaire en matière pénale n° 61 de 2008, ibid., pages 17 à 19 et Dominick Damian c. l’État, Appel en matière pénale n° 154 de 2013, ibid., pages 5 et 6. 46 L’État c. Dominick fils de Damian, Affaire en matière pénale n° 61 de 2008, ibid., page 19 et Dominick Damian c. l’État, Appel en matière pénale n° 154 de 2013, ibid., pages 5 et 6. 44 29

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