peine d’emprisonnement, soit fondée sur des preuves solides ».39 Comme la Cour l’a également affirmé dans l’affaire Diocles William c. RépubliqueUnie de Tanzanie, le principe selon lequel la condamnation pénale doit être « établie avec certitude » est un élément important dans les procédures où la peine de mort est encourue.40 97. La Cour rappelle sa jurisprudence dans l’affaire Kijiji Isiaga c. RépubliqueUnie de Tanzanie selon laquelle les juridictions nationales jouissent d’une large marge d’appréciation dans l’évaluation de la valeur probante des éléments produits devant elles. Étant une juridiction internationale des droits de l’homme, la Cour ne peut pas se substituer aux juridictions nationales pour examiner les détails et les particularités des preuves présentées dans les procédures internes.41 98. La Cour souligne également qu’elle n’a, certes, pas le pouvoir d’évaluer les questions de preuve qui ont été réglées par les juridictions nationales, mais qu’elle a le pouvoir de déterminer si l’appréciation des preuves par ces juridictions est conforme aux dispositions pertinentes des instruments internationaux en matière de droits de l’homme.42 99. En ce qui concerne l’allégation du Requérant selon laquelle il a été déclaré coupable sur la base de preuves qui ne sont ni solides ni crédibles, il ressort du dossier que la Haute Cour et la Cour d’appel se sont toutes deux fondées sur la déclaration de la victime, qui était mourante, faite à certaines personnes, dont trois (3) témoins à charge, ainsi que sur l’identification visuelle.43 Abubakari c. Tanzanie, Arrêt, (fond), supra, § 174 ; Juma c. Tanzanie (Arrêt), supra, § 70 ; et Isiaga c. Tanzanie, Arrêt (fond), supra, § 67. 40 William c. Tanzanie, Arrêt (fond) supra, § 72. 41 Kijiji Isiaga c. République-Unie de Tanzanie (fond) (21 mars 2018) 2 RJCA 226, § 65 et Wanjara et autres James Wanjara & 4 autres c. République-Unie de Tanzanie (arrêt) (25 septembre 2020) 4 RJCA 680, § 78. 42 Kennedy Ivan c. République-Unie de Tanzanie, Arrêt (fond) (28 mars 2019) 3 RJCA 51, § 61 ; Elisamehe c Tanzanie (arrêt), supra, § 66 et Jonas c. Tanzanie, Arrêt (fond), supra, § 69. 43 L’État c. Dominick fils de Damian, Affaire en matière pénale n° 61 de 2008, Arrêt de la Haute Cour de Tanzanie siégeant à Bukoba, 14 décembre 2012, page 12 ; et Dominick Damian c. l’État, Appel en matière pénale n° 154 de 2013, Arrêt de la Cour d’appel de Tanzanie siégeant à Bukoba, 14 mars 2014, page 1. 39 28

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