charge de la victime directe et les personnes qui ont subi un préjudice en intervenant pour aider les victimes en détresse ou pour prévenir la victimisation ». 198. En l'espèce, les requérants s'identifient comme victimes de violations des droits de l'homme. Par conséquent, les victimes ne sont pas anonymes. 199- D´autre part, rien ne prouve que la même affaire est pendante devant une autre Cour internationale. 200- Par conséquent, les exigences décrites à l'article 10 ci-dessus sont respectées. 201- Il convient de souligner que la démonstration ou non de la violation des droits de l'homme n'est qu'une condition du bien-fondé de l´action et jamais une condition de recevabilité. 202- Ainsi, considérant les faits invoqués par les requérants comme violant leurs droits de l'homme, le présent recours est recevable. SUR LES PRÉTENDUES VIOLATIONS DES DROITS DE L'HOMME 203- Les requérants soutiennent que l'État défendeur a violé leurs droits fondamentaux, à savoir le droit à la propriété, le droit à ce que leur cause soit entendue et le droit à une égale protection de la loi, tous garantis respectivement par les articles 14, 7 et 3 de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples. 204- Nous allons analyser les prétendues violations de chacun des droits humains invoqués. a) Sur la prétendue atteinte au droit de propriété 205- Les plaignants allèguent que K ENERGIE a été privée de ses actifs par l'État défendeurs sans aucune procédure préalable, les ayant placés sous la gestion d'une autre société privée, la GDE SARLU. 206- Que cela ne s'est pas produit par nécessité publique ou dans l'intérêt général, mais pour satisfaire les intérêts particuliers d'une autre entreprise privée, à savoir la GDE SARLU. 207- Que le Ministre de l'Énergie de la République de Guinée a, par lettre en date du 24 février 2017 référencée 0210/MEH/CAB/2017, pris la décision de saisir la Gendarmerie nationale pour lui demander de changer l'equipe de gardes présente sur le site de K ENERGIE, pour permettre ainsi à la société la Guinéenne d'Energie de prendre possession et contrôle sur les centrales et installations connexes. 208- Que les biens soustraits à K ENERGIE sont mobiliers et immobiliers, tel que décrit dans le dossier. 209- Qu'il n'y a pas eu d'expropriation ou de révocation de la cession du terrain, il n'y a donc aucune justification légale à la mise à disposition des sites de K ENERGIE SA à la GDE SARLU. 23

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