Qu’ainsi, les fonds placés par le défunt à la BCCI ont été transférés à la Banque Centrale du Libéria, laquelle est également entrée en possession d’autres fonds appartenant au défunt et à sa famille, dans le cadre de diverses procédures de liquidation de banques locales, en totale violation du droit de propriété et des droits successoraux des héritiers du défunt ; Qu’en dépit de maints efforts et démarches entrepris auprès du Gouverneur de la Banque Centrale de l’Etat défendeur pour solliciter des informations relatives aux comptes bancaires et dépôts effectués par le défunt dans des institutions financières au Libéria et à l’étranger, la Défenderesse a obstinément refusé à la requérante tout accès aux renseignements demandés, violant ainsi son droit à l’information, tel que consacré à l’article 9 de la Charte Africaine de l’Homme et des Peuples ; Que pour faire cesser ces violations, elle a, le 30 novembre 2011, intenté une action judiciaire contre la Banque Centrale du Libéria. Après quatre longues années de bataille judiciaire marquée de diverses manœuvres visant à empêcher le procès ou à retarder la procédure, le Tribunal de Commerce a finalement rendu son jugement en faveur de la requérante et de sa famille, le 14 novembre 2015. La Banque Centrale du Libéria fut alors condamnée à leur verser 10.482.299.99 dollars américains, plus intérêts et frais de justice. 6

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