des fonds que son défunt mari avait placés dans les comptes de la
branche de la BCCI au Libéria. Ne disposant toutefois pas de documents
attestant de sa qualité d’administratrice de la succession du défunt, elle
n’a pu retourner aux Îles Caïmans pour poursuivre la procédure ;
Qu’en 1993, la Banque Nationale du Libéria, devenue Banque Centrale
du Libéria, avait écrit au Monthly and Probate Court du Comté de
Montserrado au sujet du compte numéro 02016498, ouvert par son
défunt mari auprès d’une banque locale (LUBI) et qu’un montant de
148.196,50 dollars américains en avait été élégamment retiré avec la
complicité des agents de l’Etat défendeur.
Que le 1er décembre 1994, la Banque Centrale du Libéria adressait à son
défunt mari, qu’elle savait pourtant décédé quatre ans plus tôt, une
lettre l’informant de la procédure de liquidation de la BCCI et l’invitant à
se présenter dans un délai de trente jours, afin de s’identifier et de
confirmer ses comptes et dépôts auprès de la BCCI, dépôts évalués par
la Banque à la somme de 4.173.154,99 dollars américains. Depuis l’envoi
de ce courrier, il s’est écoulé plus de 23 ans.
Que l’unique raison qu’avait la Défenderesse à adresser ledit courrier au
titulaire même du compte, alors qu’il est de notoriété publique que celuici est décédé depuis plusieurs années , était de priver la requérante et
les autres héritiers légitimes du défunt des dépôts
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