56- Tous ces faits ainsi relatés ont amené les requérants à saisir la juridiction de céans parce que leurs droits, garantis par la Charte Africaine des Droits de l'Homme, ont été violés. SUR LA PRETENDUE ATTEINTE AU DROIT DE PROPRIETE 57- Les requérants invoquent les articles 14 de la Charte Africaine des Droits de l'Homme et des Peuples et 17 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. 58- Et font valoir que : 59- La propriété dont est privée K ENERGIE est aussi bien mobilière qu'immobilière et sa composition suit :  Des centrales électriques à turbines mobiles d´un co|ut de cinquante et un millions de dollars,  Des installations connexes composées entre autres de transformateurs et autres appareils sans lesquels l'électricité ne pourrait pas être produite et distribuée, elles ont un tout global de vingt millions de dollars,  Des batiments et immeubles construits a usage de bureau et d'habitation pour les employés.  Des assiettes foncières d'une superficie globale d'environ deux hectares cinq cent mille mètres carrés. 60- K ENERGIE en est privée sans aucune sorte de procès ou procédure préalable. 61- L'Etat a arbitrairement privé K ENERGIE de son bien, non pas par nécessité publique ou pour l'intérêt général, mais pour satisfaire un intérêt particulier, une autre société de droit privé, à savoir GDE SARLU. 62- Le Ministre de l'Énergie de la République de Guinée a, par lettre en date du 24 février 2017 référencée 0210/MEH/CAB/2017, pris la décision de saisir la Gendarmerie nationale pour lui demander de changer l'equipe de gardes présente sur le site de K ENERGIE, pour permettre ainsi à la société la Guinéenne d'Energie de prendre possession et contrôle sur les centrales et installations connexes. 63- Pour faire la preuve de ce que cette demande du Ministre a été suivie d´effets, les requérants prient la Cour de céans de se référer aux deux procès-verbaux de constat en date des 3 mars et 23 mai 2017 (Annexe 7). 64- À ces procès-verbaux, il faut ajouter la demande de paiement adressée à l'État par la GDE, qui achève de prouver que c´est l'État qui a délégué, sans droit, la gestion des centrales des requérants. 65- Aussi, l´assiette foncière ne pouvait pas être mise à la disposition de la GDE, sans une juste et équitable indemnisation. 8

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