par la loi pour crime de viol aggrave , alors qu'il aurait dQ beneficier des
circonstances attenuantes en raison de son plaidoyer de culpabilite.
8. Le Plaignant declare aussi qu'il n'a pas pu interjeter appel du jugement
HCL/04C/022 dans le delai legal en raison de son analphabetisme et de
!'absence d'assistance judiciaire.
9. Le 29 juillet 2015 , le Plaignant a introduit une demande aupres du Ministre de la
Justice du Cameroun aux fins d'autoriser un appel de son jugement dans l'interet
de la loi. II affirme que cette demande est demeuree sans suite.
10. Le 21 aoQt 2015 , le Plaignant a demande a la Commission nationale des droits
de l'homme et des libertes d'intervenir dans son affaire afin de remedier a la
violation de son droit a la defense. Le 16 mai 2016, la Commission nationale des
droits de l'homme et des libertes lui repondit qu'elle ne peut intervenir dans la
mesure ou le Plaignant n'avait pas exerce de recours et que le jugement le
condamnant etait devenu definitif.
11 . Le 01 juin 2016 , le Plaignant a introduit une demande de prorogation du delai
d'appel aupres de la Cour d'appel de la Region du Sud-Quest et affirme que sa
demande n'a connu aucune suite .
12. Le Plaignant affirme n'avoir rec;u aucune visite depuis son incarceration en 2011,
qu'il souffre d'une hypertension et du traumatisme lie au fait d'etre emprisonne
loin de sa famille . II allegue qu'il ne rec;oit pas de medicaments et que sa sante
continue a se deteriorer par suite des mauvaises conditions de vie et sanitaires
en prison.
13. Le Plaignant declare qu 'en tant que soutien de famille , son emprisonnement
illegal a eu des effets negatifs sur le bien-etre general de sa famille avec, pour
consequence, le deces de son pere en 2015 et de sa mere en 2018.
14. Le 04 juin 2018, le Plaignant a demande son transfert de la prison de Mamfe
situee dans une zone de conflit arme a la prison de Buea afin de lui faciliter le
contact avec ses avocats conformement aux mesures provisoires demandees
par la Commission.
Violations alleguees
15. Le Plaignant allegue la violation des articles 7(1 ), 16(1) & (2) et 18(1) & (2) de la
Charte africaine.
Demandes