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11%. Pour sa part, Etat défendeur avance l’argument que le Requérant avait
déposé
une
demande
de
résidence
auprés
du
Bureau
régional
de
limmigration de Kagera en présentant un passeport britannique. Au cours
du
traitement
de
cette
demande,
les
agents
de
l’immigration
avaient
découvert qu’il avait aussi en sa possession un passeport sud-africain et
qu'il n’était porteur d’aucun titre légal justifiant sa présence sur le territoire
de l’Etat défendeur.
118. Selon l'Etat défendeur, la suite des enquétes a conduit a l'arrestation et a
la détention
du
Requérant
qui a été condamné
par la Cour
pour entrée
illégale et présence irréguliére sur le territoire. Sa détention n’est survenue
qu’aprés
son
arrestation,
son
inculpation
et
sa
condamnation
conformément aux lois régissant la procédure pénale dans l’Etat défendeur.
119. Selon l’Etat défendeur, tout comme devant les agents de I’Immigration, le
Requérant
n’a présenté devant
la Cour aucun
est légalement entré dans le pays.
document
établissant qu’il
N’étant porteur d’aucune
catégorie de
permis de résidence et du fait de ne pas étre citoyen de Etat défendeur,
son séjour en Tanzanie était illégal.
120. En conséquence,
|’Etat défendeur soutient qu’il n’a pas violé le droit du
Requérant a la libre circulation.
KKK
12M. La Cour reléve que l'article 12 de la Charte consacre le droit a la liberté de
circulation comme
(1) « Toute
suit :
personne
a le droit de circuler librement
et de
choisir sa
résidence ...
(2) « Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de
retourner dans son pays ... ».
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